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 Historique botanique (2ème partie)

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MessageSujet: Historique botanique (2ème partie)   Mar 5 Mai - 14:07


Le Capitulaire de Villis
Il est une ordonnance royale datée de la fin du VIIIème ou du début du IXème siècle, du Capitulaire de Villis.
Il est connu par ses 120 capitules, qui comporte une liste de 100 plantes environ -arbres, arbustes, simples), dont la culture est ordonnée dans les jardins royaux, qui émane de Charlemagne.
Ce sont des règles strictes à respecter, sous peine de sanctions sévères (amendes, révocation, emprisonnement, bannissement...).
L'application est contrôlée par les Missi Dominici, envoyée par les contrôleurs du Seigneur. Charlemagne entendait réformer l'agriculture et l'administration de ses domaines. Même si à cette époque l'identification est encore difficile, le Capitule donne des informations précieuses sur les légumes, herbes condimentaires et arbres fruitiers de l'époque. Les chapitres 43, 62 et 70, ordonnant de cultiver au moins 94 végétaux, dont 73 herbes, 16 arbres fruitiers et 5 plantes textiles et tinctoriales.
Le seul exemplaire du Capitule est conservé dans la bibliothèque Wolfenbutte, en Allemagne. Il est l'œuvre de grands scribes. La bibliothèque de Wolfenbüttel possède - sous la cote Helmstedt 254 - un manuscrit du premier tiers du IXe siècle qui renferme plusieurs écrits fort curieux ; on y trouve, entre autres, une instruction élaborée par un souverain franc pour régler l'exploitation et l'administration de ses domaines ; c'est le texte célèbre connu sous le nom de Capitulare de villis vel curtis imperii ; le manuscrit lui-même lui donne ce titre, aujourd'hui consacré par l'usage.
Des générations d'érudits l'ont commenté, critiqué, interprété.


Hildegarde de Bigen

Née en 1098 et décédée en 1179.
Médecin, poétesse, prophétesse, Abbesse Bénédictine considérée comme première vraie phytothérapeute moderne. Femme accomplie Hildegarde était également Maître dans la médecine psychosomatique et l'art de guérir par les plantes, elle soignait tous ceux qui souffraient, à la fois les corps et les âmes en initiant ses nonnes à la gravure, à l'écriture, à la reliure, aux chants, à la science domaine généralement réservé aux hommes!
La richesse de son œuvre scientifique, est colossale, ce qui a fait sa renommée sur les sciences naturelles sont les arts de la guérison, selon sa conception.
Etat d'esprit de plus en plus apprécié en cette fin de millénaire.
De nos jours, ses recettes, ses plantes sont toujours d'actualité pour se soigner naturellement.
Certains thérapeutes continuent ses découvertes.


1578 :
Li Shi-zhen, grand physicien et pharmacologue chinois, publie sous la dynastie Ming l'ouvrage " le Compendium de matière médicale (Bencao Gangmu) ". Cette grande encyclopédie de la nature, traitant de la géologie, la zoologie, la botanique et de substances diverses, contient plus de 11000 prescriptions.



Carl von Linné

Naturaliste suédois fils d'un pasteur passionné de botanique, Carl von Linné s'intéresse très tôt au règne végétal , médecin et botaniste du roi né en 1707 et mort en 1778.
Il met en place le système binomial de désignation des différentes espèces et une classification du système sexuel. Rapidement imposé dans le monde. Ses travaux sont toujours reconnus à nos jours.


.


1805 :
Extraction du premier principe actif issus des plantes : expérience menée sur le pavot à opium, d'où on isolera la morphine (Friedrich Wilhelm Sertürner).


1820 :
Pelletier et Caventou, pharmaciens français, isolent la quinine (un alcaloïde) des quinquinas (arbustes d'Amérique du Sud), pour lutter contre le paludisme.

1828 - 1897 :
Le pharmacien français Leroux isole la salicine, obtenue à partir de l'écorce de saule blanc.
Le chimiste napolitain Piria préparera l'acide salicylique en 1838, qui sera synthétisé industriellement entre 1860 et 1874.
En 1897, Félix Hoffman met au point la synthèse de l'acide acétylsalicylique qui deviendra l'aspirine.



L'Ecole de Salerne
Elle est fondée au IXème siècle, est plus réputée au Moyen-Age : soul l'appellation « La Civitas Hippocratea ». Malhaeus Platearius rédige le « Liber de Simplici Medicina ».
Cet ouvrage comporte une description de près de 500 plantes avec leurs origines géographiques. Après Constantin, les maîtres de l'école de Salerne, continuèrent d'élargir le champ que le moine bénédictin avait défriché.
Un des sujets qui les préoccupèrent fut de trouver la place que devait tenir leur discipline dans l'ensemble du Savoir. Un volet monastique important de cette histoire sera écrit par Hugues de Saint-Victor, maître de l'école de l'abbaye des chanoines réguliers de Saint-Victor à Paris de 1115 à 1141, année de sa mort. L'œuvre qui nous concerne ici est son Didascalicon, dont le sous-titre est De arte legendi : "Art de lire", mais aussi sous-entendu, d'enseigner.
Composé vers 1120, l'ouvrage du chanoine, d'inspiration aristotélicienne (Aristote), classait ainsi les domaines reconnus du savoir. Relativisons cette faible ambition scientifique des moines car, en regard des mentalités véhiculées depuis les premiers siècles du christianisme, le comportement des moines nous semble, sinon courageux, assez doués de curiosité et d'ouverture. En effet, Depuis les premiers siècles du christianisme, les savants chrétiens suscitent la méfiance vis-à-vis de la médecine.

"Ce sont les démons qui produisent la famine, la stérilité, les corruptions de l'air, les pestes.... " Disait Origène (185-252/254).
Saint Augustin, quant à lui, déclara :" Toutes les maladies des Chrétiens doivent être attribuées aux démons, qui principalement torturent des Chrétiens à peine baptisés, même les « nouveau-nés innocents. »
Grégoire de Naziance avait déclaré que les souffrances physiques sont causées par des démons et que les médicaments sont inutiles, alors que l'imposition des mains guérit bien des maladies.
Grégoire de Tours, enfin, après Saint Ambroise, donne des exemples pour montrer le fait d'être coupable d'avoir recours à la médecine au lieu d'en appeler à l'intercession de saints.
Saint Bernard de Clairvaux avait déclaré que les moines pratiquant la médecine étaient coupables de mauvaise conduite envers la religion, de manque à leur honneur et à la pureté de leur ordre.
Les moines de Molesme (ordre des Cistériens)avaient répondu : "Un sage médecin traite un homme malade avec un remède doux, de peur qu'en le stimulant par un remède trop drastique, il ne le tue au lieu de le guérir".



Au XIIIe siècle, le centre de Salerne déclinera, face à la création des premières universités européennes : Montpellier, Paris ou Bologne, pour ne citer que les premières.
A partir de là, la médecine s'inscrira de manière progressive dans le domaine laïc. Cela ne veut pourtant pas dire que les clercs n'auront plus aucun lien avec elle.
Ces chanoines étaient totalement occupés à faire de la médecine, pas tous, mais il y en avait au moins un certain nombre capables d'annoter les observations qu'ils faisaient, le fait que l'utilisation de telle plante reconnue dans l'héritage antique pouvait se modifier avec les plantes qu'il y a dans les régions du Nord. Ils faisaient un travail de médecin.


Le XVIIème siècle
Il voit les 1ers grands voyageurs naturalistes. De nouveaux jardins botaniques se créent en Europe, avec les végétaux ramenés du Monde entier.
La botanique progresse, avec de nouvelles terminologies morphologiques et une classification moderne. Une amélioration des techniques d'observation qu'elle soit d'ordre de la nutrition et de la physiologie des plantes. Grâce notamment au microscope et l'expérimentation.

Dans la 1ère moitié du XVIIIème siècle, la classification des végétaux devient fondamentale, elle prend une grande place dans la vie et les études des botanistes.
Il est confirmé de la présence des sexes chez les végétaux.
Dans la 2ème période : Le siècle des Lumières, domine par son intellectualité.
Les premiers hybrides sont conçus en Allemagne, et on découvre que les premiers pollinisateurs sont les insectes. On découvre aussi les principes de la photosynthèse


Publication des premiers journaux botaniques. La pensée de l'homme sur la nature change. Les anciens herbiers manuscrits sont remplacés, par des herbiers imprimés. Les premières représentations des végétaux sont plus naturelles, ont leurs donnent un nom. Les images sont produites bien souvent par des artistes. On est à l'aube de la botanique moderne contemporaine.

La première période du XIXème siècle, voit l'avancement dans les domaines de morphologie et de la systématique. Chaque grande famille de plantes est étudiée méthodiquement : phonérogamie, cryptogamie, phycologie, mycologie.
Les appareils d'observation se perfectionnent, ce qui permet une expérimentation plus précise sur l'anatomie, la physiologie et la cytologie. On découvre le rôle des cellules et leur division.
De nombreuses recherches sur les modes de reproduction des cryptogames, la fertilisation des phanérogames. La détermination des constituants végétaux fait des progrès grâce à la chimie.
La paléobotanique voit le jour, et l'étude de l'évolution des plantes, perfectionne la systématique.


A compter du milieu du XIXème de ce siècle, la sélection naturelle et les facteurs de l'environnement conduisent à l'écologie et à la géobotanique.
La classification des végétaux s'améliore encore et devient phylogénique.
Deux écoles s'affrontent : Germanique et Anglo-Saxonne.
La génétique, l'anatomie, la reproduction des plantes se développent.

Du XXème siècle à nos jours, nous pouvons dire que le classement des plantes est faite par : Famille, Genre, Espèce, puis par Variété ou Cultivar. Il permet d'identifier chaque plante.
Le nom Latin de chaque Végétal, est ce que j'appelle le « Passeport de la Plante ».
Que vous soyez dans n'importe quelle partie du Monde, sans en parler la langue ; Un botaniste de l'autre côté de la planète, saura de quelle plante vous parlez, si vous lui donné son nom en Latin.
Il est donc important de retenir et d'étiqueter vos plantes, avec le nom commun et le nom scientifique en Latin. Ce dernier est composé du Genre commençant par une majuscule et l'Espèce et il est toujours écrit en italique.


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MessageSujet: Re: Historique botanique (2ème partie)   Sam 9 Mai - 21:43

Merci pour cet article très intéressant. Merci pour le partage.
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Historique botanique (2ème partie)
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